oligarchie que cette sacem auteurs compositeurs en colère

la sacem est une oligarchie les auteurs et compositeurs peuvent réagir



La sacem, cette oligarchie qui ne proclame pas son nom. Les auteurs et compositeurs peuvent réagir : 116 000 contre 4000 membres... mais rien ne bouge...

Juin 2010 : assemblée générale annuelle de la sacem

En 2010, la sacem communique sur son assemblée générale annuelle, sa grande innovation : la sacem a découvert le vote électronique. L’arbre cache la forêt : la sacem a développé un système permettant aux sociétaires de voter en ligne. Mais le vote sera toujours un vote anti-démocratique : un vote oligarchique. Rien n’a changé depuis ma tribune dénonçant qu’une minorité des membres (environ 4000) a confisqué le pouvoir à plus de 120 000 membres là pour regarder les grandes décisions toujours en encore favoriser les plus riches.
Je suis candidat lors de ces élections, non au Conseil d'administration, je n’en ai pas le droit, mais au seul endroit où je peux l‘être, une vague commission, la commission prévue à l'article R.321-6-3 page 25 du code de la propriété intellectuelle. Ça ne vous dit rien, moi non plus ! De toute manière : je ne voterai pas. Même en ligne. Je refuse que ma voix compte pour une voix alors que celles des oligarques compte pour SEIZE voix.

Explication avec le déjà vieux texte toujours d’actualité :
sacem explication du fonctionnement par Ternoise (2008)

Explications aussi via une analogie, un texte fondamental à faire circuler...

44 472 733 inscrits (c'est le titre !)

Aux élections présidentielles d'avril et mai 2007, nos listes électorales comptaient 44 472 733 inscrits.
Chacun avait, naturellement, une voix. Nous sommes presque dans l'obligation d'ajouter naturellement, pour signaler cette égalité un ou une inscrit, une voix.

Nul ne doute que, la France recelant de nombreux chanteurs engagés, des auteurs compositeurs interprètes louangés pour leur grandeur d'âme et leur sens civique, nos Renaud, Souchon, Cabrel, Bruel, Carla Bruni et les autres n'hésiteraient pas à mettre leur vie en jeu pour oser chanter, défier le pouvoir, si un jour la loi électorale venait à changer. Même si elle changeait au Chili, il devrait se trouver en France des chanteurs assez courageux pour hurler leur indéfectible soutien à la démocratie.

Imaginez que sur plus de 44 millions d'électrices et électeurs, un million cinq cent mille, les 3 % les plus riches, aient droit à 16 voix par votes. Quant au 43 millions insuffisamment fortunés, ils auraient, quand même, droit à leur petite voix par membre de cette grande communauté.
Qui plus est, dans cette élection nouvelle formule de notre président de la République, les un million cinq cent mille membres de l'oligarchie, les 3 % pourvus de 16 voix par nez, recevraient les bulletins de vote chez eux, avec la possibilité de voter par correspondance.
Quant aux citoyens de seconde zone, ils devraient d'abord par tout moyen à leur convenance, s'informer de la date de l'élection et se rendre à Neuilly par tout moyen à leur convenance, et là y déposer un bulletin dans l'urne. A voté !

Vous me direz, il y aurait une révolte des 43 millions d'électeurs qui se mobiliseraient car leurs voix cumulées dépasse, malgré tout, 16 fois un million cinq cent mille, donc ils peuvent prendre le pouvoir, rétablir ou établir la démocratie. Pas fou les oligarques : pour être candidat à la présidence de la république, il faudrait être membre de l'oligarchie.

Nos chanteurs en perdraient la voix, devant une pareille confiscation de la démocratie ?

Pourtant, nous ne les entendons jamais, nos chanteurs millionnaires, dénoncer le fonctionnement de la sacem où une oligarchie d'environ 3% des membres, a ainsi confisqué le pouvoir lors de l'élection de son Conseil d'Administration qui définit la politique de la maison, qui se fait naturellement au mieux des intérêts des 120 000 membres, nous n'en doutons pas ! Comme toutes les dictatures l'ont affirmé, les oligarchies sont éclairées. Et tout déviant prétendant le contraire doit être rééduqué !


Stéphane Ternoise




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Stéphane, auteur membre de la Sacem